Au bout de 1 an d’arrachage intensif de ronces…et en réfléchissant un peu…nous nous sommes dit que nous pourrions nous faire aider dans notre entreprise par des animaux qui, eux, raffooooolent des ronces!! Mais oui bien sûr, des chèvres!!

Et qui plus est des chèvres de race Pyrénéenne, adaptées parfaitement à leur milieu montagneux et friandes de feuilles en tout genre!

la petite histoire: la chèvre Pyrénéenne, origines, menace et renaissance

La chèvre de race pyrénéenne est une chèvre autochtone à poils longs souvent noirs, qui peuplait traditionnellement tout le massif des Pyrénées, du haut Conflent aux Pyrénées-Atlantiques, où elle était réputée pour la richesse de son lait et l’aptitude laitière de certaines de ses souches. Présente en petites troupes de 5 ou 6 dans les troupeaux d’ovins à vocation viande, elle constituait, en estive, un apport de lait frais nécessaire pour le berger et ses chiens. Ce lait était également très consommé en ville.

Entre 1870 et 1930, certains chevriers béarnais se rendaient à Paris et dans le Nord de la France pour vendre le lait directement au consommateur. Vers 1900 on comptait environ 1 500 chèvres des Pyrénées dans les rues de Paris ! La traite se faisait devant le client, tout simplement!…

La quasi disparition…

Au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle, les effectifs ont fortement régressé. Suite à l’exode rural, à l’élimination des chèvres dans les zones forestières, et à la concurrence des races sélectionnées (Alpine, Saanen), la chèvre des Pyrénées était considérée comme quasiment disparue au début des années 90. C’est à ce moment là et dès les années 80 des éleveurs passionnés ont commencé à rechercher des animaux de race pyrénéenne pour les acheter et faire revivre la race.

De la sauvegarde à la valorisation et au développement

En 2004, les éleveurs ont souhaité se structurer en association. L’association la Chèvre de race pyrénéenne s’est donc créée avec l’ambition de sauvegarder et de développer cette race à caractère patrimonial, dans la continuité des actions entreprises auparavant. L’objectif était de mettre en avant la chèvre de race pyrénéenne comme support de développement durable en montagne, afin d’assurer la préservation et la valorisation socio-économique de cette race patrimoniale.

En 2010, on recensait déjà près de 3300 chèvres et 300 boucs ce qui témoigne de l’existence d’une population caprine très vivace répartie d’est en ouest sur la chaîne Pyrénéenne. Il existerait au total une dizaine de souches correspondant à des berceaux d’origine différents.

Une viande saine issue d’élevages traditionnels:

L’alimentation des troupeaux de Chèvres de race Pyrénéenne est basée sur le pâturage en prairie, dans les bois ou sur les estives. Dans ces systèmes extensifs comme le nôtre, les chèvres ne sont rentrées dans les granges que lors des grands froids et pour les mises bas, en hiver. Elles reçoivent alors une alimentation naturelle à base de foin et de céréales.

L’alimentation des chevreaux est entièrement naturelle puisqu’ils têtent le lait de leur mère jusqu’à un âge avançé. Chez les producteurs de broutards dont nous faisons partie, le lait est exclusivement réservé aux chevreaux. Ceci est une spécificité de race Pyrénéenne.

Pourquoi consommer de la viande de Chevreau de race Pyrénéenne?

Fort de son lien avec une race et un territoire spécifiques, le chevreau de race pyrénéenne est un produit authentique. Le respect d’un rythme de croissance naturel lui confère un goût unique.

Plus ferme et moins grasse que l’agneau, la viande de broutard est délicieuse rôtie, en confit, en blanquette. C’est une viande plutôt maigre qui ravira tous les gourmets.

Consommer du chevreau de race pyrénéenne, c’est aussi favoriser la pérennité de cette race à faible effectif. En effet, lorsqu’il existe un débouché suffisant, cela incite les éleveurs à faire reproduire leurs animaux en pure race, ce qui permet le dynamisme de la race et le maintien de sa diversité génétique.

Source : https://www.chevredespyrenees.org/

Ainsi, la chèvre des Pyrénées nous a donné le goût de l’élevage et de la sauvegarde des races menaçées car non adaptées aux standards de production de l’agriculture intensive: croissance lente, pâture quasiment toute l’année, petite production (25 mères) mais de grande qualité!